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Un confrère est en danger de mort

nous demandons des comptes de l’ordre des médecins

lundi 9 mai 2005

Le Syndicat de la Médecine Générale est totalement solidaire du docteur Michele d’Auria, actuellement en grève de la faim et qui vient d’être hospitalisé le 7 mai dans un état critique.

Notre confrère réclame que l’interdiction d’exercer prononcée à son encontre par le Conseil départemental de l’Ordre de Paris soit levée.

ncore une fois, le Conseil de l’Ordre sanctionne un confrère alors que la justice civile a rendu un non-lieu. Il s’agit là non seulement de l’application d’une double peine, mais en plus d’un jugement condamnant un innocent.

La « faute » du Dr d’Auria a été de travailler sous un nom d’emprunt en raison d’une erreur judiciaire dans son pays d’origine. La justice française ayant reconnu son innocence.

Pourquoi donc tant d’acharnement du Conseil de l’Ordre ? Est-il si difficile de reconnaître que l’on peut se tromper et enfin permettre à notre confrère d’exercer ?

Voici quelques extraits de la lettre du Dr D’Auria expliquant les motifs de sa grève de la faim :

« .... Je suis victime d’une erreur judiciaire dont les conséquences ont fait basculer ma vie ;

Je suis totalement innocent des faits dont j’ai été accusé en Italie et n’ai, pour ma part, jamais fait partie d’aucun groupe clandestin d’extrême gauche, contrairement à mon jeune frère, aujourd’hui décédé, et avec lequel j’ai été à tort confondu.

Mon innocence est établie par des preuves matérielles incontestables : j’étais en effet à l’étranger, exerçant ma profession de médecin en Afrique du Sud puis en Turquie, aux dates précises auxquelles les vols ont été commis à Milan, ce qui résulte, sans contestation possible, des dates certaines figurant sur les visas d’entrée et de sortie de ces territoires apposés sur mon passeport ».........

« .... j’ai effectivement dû me résoudre, à mon grand regret, à effectuer une fausse déclaration à l’Ordre des Médecins lors des formalités indispensables à mon inscription. »......

« ...Je crois pouvoir affirmer que si les autorités françaises ont refusé mon extradition, c’est en tenant compte d’une part des preuves factuelles de mon innocence, et d’autre part de la façon irréprochable dont je crois avoir exercé la médecine en France durant près d’une décennie, sous une identité d’emprunt. ».....

Le 25 février le Dr D’Auria commençait une grève de la faim. Suite à des assurances verbales du Conseil de l’Ordre, l’ex-médecin de l’abbé Pierre suspendait sa grève de la faim le 21e jour, sa demande devant être re-examinée le 13 avril. Revenant sur la parole donnée, le Conseil départemental prononçait un nouveau refus d’inscription du Dr D’Auria. Celui-ci a donc repris le 15 avril sa grève de la faim. Le 11 mai un recours gracieux doit être examiné par le Conseil de l’Ordre.

Le SMG appelle ses adhérents, ses sympathisants, mais aussi l’ensemble des citoyens à manifester leur colère et leur soutien à notre confrère devant ce nouveau déni de justice de l’Ordre des médecins, qui s’ajoute aux nombreux méfaits de cette juridiction d’exception.

Nous dénonçons l’acharnement de l’Ordre des médecins responsable de l’état dramatique de notre confrère.

Nous demandons que la justice française s’applique et que le docteur d’Auria puisse continuer à exercer normalement son métier de médecin.

P.-S.

Adressez vos courriers de soutien (cf. lettre proposée en PJ), en urgence, avant le 11 mai 2005

- au Conseil national de l’Ordre : Docteur Michel Ducloux, Président

conseil-national@cn.medecin.fr ou par courrier : 180 Bd Haussmann 75008 Paris

- et au Conseil départemental de Paris : Docteur Gérard Zeiger, Président

paris@75.medecin.fr ou par courrier : 14 rue Euler 75008 Paris

Contacts Docteur Gross : 03 80 62 30 40 Docteur Kayser : 06 86 55 80 02

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Un confrère est en danger de mort

nous demandons des comptes de l’ordre des médecins

lundi 9 mai 2005
Mis à jour le jeudi 17 janvier 2008

Le Syndicat de la Médecine Générale est totalement solidaire du docteur Michele d’Auria, actuellement en grève de la faim et qui vient d’être hospitalisé le 7 mai dans un état critique.

Notre confrère réclame que l’interdiction d’exercer prononcée à son encontre par le Conseil départemental de l’Ordre de Paris soit levée.

ncore une fois, le Conseil de l’Ordre sanctionne un confrère alors que la justice civile a rendu un non-lieu. Il s’agit là non seulement de l’application d’une double peine, mais en plus d’un jugement condamnant un innocent.

La « faute » du Dr d’Auria a été de travailler sous un nom d’emprunt en raison d’une erreur judiciaire dans son pays d’origine. La justice française ayant reconnu son innocence.

Pourquoi donc tant d’acharnement du Conseil de l’Ordre ? Est-il si difficile de reconnaître que l’on peut se tromper et enfin permettre à notre confrère d’exercer ?

Voici quelques extraits de la lettre du Dr D’Auria expliquant les motifs de sa grève de la faim :

« .... Je suis victime d’une erreur judiciaire dont les conséquences ont fait basculer ma vie ;

Je suis totalement innocent des faits dont j’ai été accusé en Italie et n’ai, pour ma part, jamais fait partie d’aucun groupe clandestin d’extrême gauche, contrairement à mon jeune frère, aujourd’hui décédé, et avec lequel j’ai été à tort confondu.

Mon innocence est établie par des preuves matérielles incontestables : j’étais en effet à l’étranger, exerçant ma profession de médecin en Afrique du Sud puis en Turquie, aux dates précises auxquelles les vols ont été commis à Milan, ce qui résulte, sans contestation possible, des dates certaines figurant sur les visas d’entrée et de sortie de ces territoires apposés sur mon passeport ».........

« .... j’ai effectivement dû me résoudre, à mon grand regret, à effectuer une fausse déclaration à l’Ordre des Médecins lors des formalités indispensables à mon inscription. »......

« ...Je crois pouvoir affirmer que si les autorités françaises ont refusé mon extradition, c’est en tenant compte d’une part des preuves factuelles de mon innocence, et d’autre part de la façon irréprochable dont je crois avoir exercé la médecine en France durant près d’une décennie, sous une identité d’emprunt. ».....

Le 25 février le Dr D’Auria commençait une grève de la faim. Suite à des assurances verbales du Conseil de l’Ordre, l’ex-médecin de l’abbé Pierre suspendait sa grève de la faim le 21e jour, sa demande devant être re-examinée le 13 avril. Revenant sur la parole donnée, le Conseil départemental prononçait un nouveau refus d’inscription du Dr D’Auria. Celui-ci a donc repris le 15 avril sa grève de la faim. Le 11 mai un recours gracieux doit être examiné par le Conseil de l’Ordre.

Le SMG appelle ses adhérents, ses sympathisants, mais aussi l’ensemble des citoyens à manifester leur colère et leur soutien à notre confrère devant ce nouveau déni de justice de l’Ordre des médecins, qui s’ajoute aux nombreux méfaits de cette juridiction d’exception.

Nous dénonçons l’acharnement de l’Ordre des médecins responsable de l’état dramatique de notre confrère.

Nous demandons que la justice française s’applique et que le docteur d’Auria puisse continuer à exercer normalement son métier de médecin.

P.-S.

Adressez vos courriers de soutien (cf. lettre proposée en PJ), en urgence, avant le 11 mai 2005

- au Conseil national de l’Ordre : Docteur Michel Ducloux, Président

conseil-national@cn.medecin.fr ou par courrier : 180 Bd Haussmann 75008 Paris

- et au Conseil départemental de Paris : Docteur Gérard Zeiger, Président

paris@75.medecin.fr ou par courrier : 14 rue Euler 75008 Paris

Contacts Docteur Gross : 03 80 62 30 40 Docteur Kayser : 06 86 55 80 02

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