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Rapport d’activité 2005 - Congrès du SMG des 2, 3 et 4 décembre 2005 à Nantes

jeudi 22 décembre 2005, par le SMG

Rappel sur le fonctionnement syndical :
- Impulsée par la Commission Exécutive, avec des réunions mensuelles et une participation régulière d’une quinzaine de personnes : membres de la CE et quelques adhérents soignants et non-soignants. Compte-rendus de CE à tous les adhérents.
- Les réunions de la CE sont couplées avec celles du Comité de Rédaction de Pratiques : les horaires du Comité de Rédaction sont désormais le samedi de 14H à 17 H, pour permettre un travail plus constructif pour Pratiques.
- Un « bureau » restreint de 8 personnes avec réunion téléphonique hebdomadaire, permettant de faire le point entre les CE, de réagir rapidement à l’actualité (communiqués de presse ), des mini-CR de cette réunion du jeudi à tous les membres de la CE.
- Lien entre CE et adhérents : demande aux adhérents de transmettre les infos et remarques avant les CE (quelques interventions) ; cette année, une lettre aux adhérents en janvier 2005, à propos de la convention.
- Responsabilisation d’un membre de la CE pour assurer les réponses aux mails reçus par le syndicat : demandes d’intervention, invitations mais aussi interpellations.
- Il faut noter le travail des deux secrétaires du syndicat, soutien indispensable à l’action : cette année le fonctionnement du secrétariat a été marqué par le départ en retraite de Jocelyne Deville, compagne de route du syndicat depuis des années ; à l’occasion de ce départ un audit a eu lieu qui nous a permis d’y voir plus clair sur le fonctionnement du secrétariat et les liens secrétariat-CE. Nous remercions Jean Hauchecorne qui l’a réalisé bénévolement. C’est Yolande Rousseau qui remplace Jocelyne, et travaille donc avec Marie-Odile Herter ; Marie-Odile assurant aussi le secrétariat de rédaction de Pratiques.

Descriptif de l’activité du SMG en 2005

1) Le site : outils de diffusion de nos analyses

Nous avons travaillé à la refonte complète du site Internet du SMG et de Pratiques permettant une consultation facile et agréable de nos analyses, communiqués de presse et activités, ainsi que la consultation des sommaires des numéros de Pratiques. Cela a été un gros travail pour ceux d’entre nous qui avons travaillé sur le contenu et pour l’informaticien Pierre Antoine Baillon, qui en a fait la réalisation pratique et que nous remercions. Nous devons encore travailler pour mettre en place un moteur de recherche à partir des mots clefs de Pratiques et nous étudions la possibilité de vendre des numéros de Pratiques en ligne.

2) La lutte contre la convention

Le projet de convention médicale ne nous a pas surpris car il était la mise en musique de la réforme de l’Assurance maladie, votée en août 2004, dont nous avions analysé et dénoncé le contenu.
C’est le projet de convention qui a entraîné la mobilisation des « forces vives » de la médecine générale. Nous avons soutenu et fait signer le Manifeste : « la contre-réforme, un tissu de mensonges », écrit à l’initiative de 5 médecins généralistes. Suite à la parution de ce manifeste, nous avons renoncé à une des orientations du congrès d’Angers pour 2005 : travailler avec d’autres soignants à un manifeste pour faire émerger une parole collective différente.
Nous avons participé à la conférence de presse commune du 13 janvier rassemblant sur l’initiative du SNJMG (Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes ) : MGFrance, MGVA, SMG, la coordination des généralistes (FMF), l’ISNAR, IMG ( internes en Médecin Générale), des associations de formation continue (SFTG, MG Form) et les généralistes enseignants du CNGE. Puis, dans la foulée de la conférence de presse, nous avons participé à la manifestation nationale du 22 janvier à l’appel de l’ISNAR IMG.
Dans le même temps, nous avons adressé à nos adhérents et diffusé un texte d’analyse : décryptage de la convention ; nous avons réalisé également un diaporama : « les effets de la nouvelle convention » ( documents consultables sur le site ) et avons essayé de faire la jonction entre le mouvement des médecins et le mouvement social qui s’était opposé à la loi de réforme de l’Assurance maladie.
La convention a été signée le 11 février.
Nous avons appelé et participé aux manifestations régionales du 5 mars 2005.
Le collectif contre la convention s’est ensuite réuni au moins une fois et nous avons fait la proposition que le collectif poursuive la lutte pour la médecine générale et l’accès aux soins et à la santé, en organisant des Etats Généraux de la médecine Générale. Cette proposition a initialement été accueillie favorablement, mais le texte de débat, lancé au nom du SMG en mars 2005, n’a rencontré aucun écho.
En mai et juin, nous avons sollicité les autres membres du collectif pour une nouvelle réunion, afin de débattre d’une attitude commune pour le 1er juillet : date de la mise en route du « médecin traitant ».
Une réunion a eu lieu le 22 juin, commune aux SMG, AMedRef, Manifeste et MGVA, avec publication d’un CP commun.
De son côté MG France écrivait une lettre ouverte qu’il proposait à la signature du SNJMG, de l’ISNAR IMG, du CNGE, de SFTG et de MG Form. En septembre 2005, MG France a réuni les signataires de la lettre de juin pour la préparation d’une journée de la médecine générale ; celle-ci doit avoir lieu début 2006 ; le SMG n’a pas été convié aux réunions préparatoires.

On peut analyser que le collectif contre la réforme n’a eu d’existence réelle que dans les premiers mois de 2005 dans le cadre du mouvement protestataire. Nous regrettons pour notre part que le collectif n’ait pas poursuivi son travail commun par la mise en place des Etats Généraux de la Médecine Générale, qui auraient rassemblé toutes les structures agissant pour la reconnaissance de la spécificité de notre métier, pour l’accès aux soins pour tous, pour une formation indépendante et réfléchissant à d’autres modalités d’exercice ; l’analyse qu’on peut en faire est la difficulté de travailler dans un collectif, où chaque structure peut développer ses analyses à égalité, ainsi que l’existence de divergences en terme de cibles prioritaires à défendre : accès aux soins, Option médecin référent. Cette fin du collectif est aussi à lire à la lumière de la préparation des élections professionnelles aux URML, qui auront lieu au printemps 2006 et qui vont marquer fortement la vie du mouvement syndical des médecins généralistes pendant cette année.

3) Le travail en lien avec les soignants :

- A la lumière du bilan de la lutte contre la convention, on peut constater notre isolement par rapport aux autres structures de la médecine générale, d’autant que malgré des convergences de vue certaines (en terme d’accès aux soins et d’indépendance face à l’industrie pharmaceutique entre autres). Nos propositions de rencontre avec le SNJMG ne se sont pas concrétisées.
- Convergence d’analyses et relais des actions du Formindep dans sa lutte pour une formation médicale indépendante de l’industrie pharmaceutique.
- Réflexion commune à propos de la continuité des soins : cette question a de nouveau fait la une de l’actualité au printemps à propos du problème des gardes, pour dépasser les oppositions stériles entre urgentistes et médecins généralistes et poser la question en terme de continuité des soins, d’accès aux soins et d’organisation du système de soins, nous avons proposé une réunion commune qui a réuni les urgentistes de l’AMUF , le SNJMG, MGVA et Le Manifeste et a abouti à un CP commun diffusé le 07/04/2005.
- Soutien à la mobilisation du 20 octobre pour la défense de l’hôpital public (cf. CP : communiqués de presse)

4) Journées de printemps du SMG à Marly : « la médecine utopique : si près, si loin »

Des rencontres riches où nous avons travaillé à élargir nos outils de soignants et à réfléchir et échanger sur l’Utopie, mais où nous étions peu nombreux (une trentaine seulement).

5) Recherche et action : théâtre :

L’outil du théâtre nous paraît utile, dynamisant en interne pour faire avancer la réflexion, et aussi vis à vis de nos partenaires et même du grand public.
Nous avons eu l’occasion de l’utiliser plusieurs fois cette année, en lien avec la compagnie NAJE "Nous n’abandonnerons jamais l’espoir" lors de nos journées de printemps et auprès de l’association ATTAC, où nous avons animé un WE de formateurs d’ATTAC santé, à partir du scénario du « Petit chaperon rouge » autour de la question du Dossier Médical Personnel.

6) L’Observatoire des Méfaits de la Réforme

Ce projet d’observatoire faisait partie de nos orientations prioritaires pour 2005 : c’est un outil pour rendre visible et dénoncer les conséquences néfastes de la « réforme » et pour permettre une mise en lien au niveau local de ceux qui luttent pur un égal accès aux soins pour tous.
La mise en place de l’Observatoire a nécessité la réalisation de fiches de recueil des informations, leur mise en ligne à titre provisoire pour les tester sur le site du SMG.
Nous avons soumis ce projet à ATTAC, avec qui nous avons poursuivi le travail d’élaboration et la préparation d’une réunion de présentation début novembre, avec invitations d’associations, syndicats, partis ... et mise en place d’un comité de pilotage.
L’Observatoire devrait, à terme, être hébergé sur un site de façon autonome.
Son fonctionnement effectif devra être un des objectifs de l’année à venir.

7) Participation au mouvement social pour l’accès aux soins et à la santé pour tous.

Le SMG a été, avec le collectif droit à la santé et le Gisti, à l’initiative de l’appel pour l’accès aux soins pour tous « sans papiers, non à l’exclusion des soins », qui a été signé par plus de 100 organisations, en réaction aux décrets parus cet été et restreignant le droit à l’AME.
Par ailleurs le SMG par l’intermédiaire de deux de ses membres a apporté un soutien médical aux étrangers sans titre de séjour du 9° arrondissement en grève de la faim pour l’obtention de cartes de séjour.
CP : Incendies en série, ce n’est pas une fatalité

8) Contacts et apparitions extérieures :

- Avec ATTAC : outre le travail sur l’Observatoire, nous avons participé à ATTAC santé national et aux EGSAM, mais n’avons pas pris de position au niveau des AG des membres fondateurs d’ATTAC.
- Travail avec le Syndicat de la Magistrature pour le numéro de Pratiques : « Justice et Médecine ».
- Prise de position par rapport au référendum sur la convention : CP « Non à l’Europe libérale, oui à l’Europe sociale ».

9) Rencontres avec les mutuelles

Ces rencontres ont eu lieu l’automne 2005, à notre demande, et suite à l’annonce par la mutualité française d’un parcours de soins mutualiste : rencontre avec la MGEN, la LMDE, la Mutualité française : présentation, à partir de notre projet de maisons de santé de proximité, et confrontation avec les orientations des mutuelles.

10) Dénonciation de l’Ordre des médecins et soutien aux médecins contre l’Ordre des médecins

Nous avons rejoint le collectif de soutien à Michele d’Auria en grève de la faim pour pouvoir exercer son métier suite au refus de l’Ordre de l’inscrire au tableau des médecins. Lutte qui a été victorieuse du fait de la résolution de Michele et de la notoriété de ses soutiens (Abbé Pierre).
Nous avons également soutenu Patrick Pelloux (interpellé par l’Ordre pour ses prises de position sur la permanence des soins), Francis Blanc et Jean Doubovetski.

11) Participations diverses :

- Participation à une contre-conférence organisée par "Friends of medicare" (les amis de l’assurance maladie) au Canada (Calgary, région de l’Alberta) début mai 2005, contre les projets de privatisation du système de soins en Alberta et dans le reste du Canada.
- Participation à l’Espace éthique créé par Claude Rougeron, responsable du pôle de formation du CNGE réunissant les représentants des structures de la médecine générale : nous y sommes au titre de Pratiques.

12) Le travail en régions :

A Nantes :

Participation du SMG au « collectif nantais pour le droit à la santé et la protection sociale pour toutes et tous », avec 3 axes prioritaires :
1 - Réunion publique le 24 mars 2005 organisée conjointement par le collectif contre la convention et le collectif droit à la santé en mars 2005 sur la réforme de l’Assurance maladie.
2 - Distribution de "fiches-cuisines" sur le système de soins et de santé, sur les marchés, avec signature du manifeste : "La contre réforme, un tissu de mensonges".
3 - Participation du collectif dans les manifestations du mouvement social : pour le droit au logement, le droit des chômeurs, au printemps 2005, contre "l’Etat d’urgence" et pour l’urgence sociale le 26/11/2005, organisées par la "coordination de soutien aux étrangers Bretagne Pays de la Loire" et pour la première fois, l’ensemble des collectifs nantais (contre les dérives sécuritaires et les établissements pénitenciers pour mineurs, soutien aux sans papiers, enfants étrangers/citoyens solidaires, droit à la santé) et le mouvement social (ATTAC, AC ! , G10 solidaires, LCR, Verts, etc) ; pour la première fois, prise de parole du collectif "pour le droit à la santé"...dans une manifestation de rue.

A Toulouse :

Participation aux Etats Généraux Sur l’Assurance Maladie

A Bordeaux :

Relance d’une vie SMG locale
Animation du Collectif « La Santé Un Droit pour Tous »
Interventions diverses ( Forum social local, KO social, Fête du PCF, Défense services publics)

Analyse de l’activité du SMG en 2005

A la suite du congrès d’Angers, un « cahier des charges » avait été écrit reprenant les orientations et désignant des groupes de travail en charge de chaque tâche.
Si nous n’avons pas accompli toutes les tâches prévues, un certain nombre d’entre elles ont été réalisées :
- le chantier de L’Observatoire des Méfaits de la Réforme est en cours,
- la participation au mouvement social, en particulier à ATTAC, s’est poursuivie cette année,
- nous avons pu gérer comme prévu la mise en place du nouveau site Internet du SMG et de Pratiques et la réorganisation du secrétariat après le départ en retraite de Jocelyne.

L’appel à la création d’un front de résistance n’a pas eu lieu : nous n’avons pas voulu lancer un deuxième appel alors que nous étions en accord avec celui du Manifeste « La contre-réforme un tissu de mensonge », à noter que celui-ci est cependant plus dans la dénonciation que dans la construction d’un front.
Dans le champ « santé et travail » nous n’avons pas mené les actions prévues : enquête un jour donné sur les motifs d’arrêt de travail et action santé et travail.
Dossier Médical Personnel : la mise en place de celui-ci semble très ralentie, nous suivons les informations mais ne nous sommes pas mobilisés.

On peut analyser que cette année comme les précédentes a été marquée par une intervention dans plusieurs champs :

- dans le champ de la médecine générale, dans le cadre de la lutte contre la convention, au sortir de cette mobilisation, nous nous retrouvons syndicalement assez isolés.
- dans le monde des soignants : médecins de PMI, Union syndicale de la Psychiatrie, urgentistes de l’AMUF, médecins hospitaliers.... avec lesquels nous nous retrouvons dans certains combats : accès aux soins, défense de l’hôpital public. Mais faute d’y consacrer le temps qui serait nécessaire, ces convergences ne vont pas jusqu’à envisager une parole commune dans le champ de la santé.
- dans le mouvement social avec lequel nous partageons la défense du droit à la santé pour tous et, plus largement, d’un autre monde plus équitable, mais dont nous avons bien du mal à soutenir concrètement les différentes initiatives.

Il nous faudra pour l’année à venir, d’une part tenir compte de nos forces militantes réelles mais limitées, d’autre part, essayer de définir clairement les chantiers prioritaires et les champs prioritaires d’intervention.
Il faut noter que l’observatoire des méfaits de la réforme est un de ces chantiers à l’intersection de nos différents champs d’intervention.

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Rapport d’activité 2005 - Congrès du SMG des 2, 3 et 4 décembre 2005 à Nantes

jeudi 22 décembre 2005, par le SMG.
Mis à jour le samedi 20 octobre 2007

Rappel sur le fonctionnement syndical :
- Impulsée par la Commission Exécutive, avec des réunions mensuelles et une participation régulière d’une quinzaine de personnes : membres de la CE et quelques adhérents soignants et non-soignants. Compte-rendus de CE à tous les adhérents.
- Les réunions de la CE sont couplées avec celles du Comité de Rédaction de Pratiques : les horaires du Comité de Rédaction sont désormais le samedi de 14H à 17 H, pour permettre un travail plus constructif pour Pratiques.
- Un « bureau » restreint de 8 personnes avec réunion téléphonique hebdomadaire, permettant de faire le point entre les CE, de réagir rapidement à l’actualité (communiqués de presse ), des mini-CR de cette réunion du jeudi à tous les membres de la CE.
- Lien entre CE et adhérents : demande aux adhérents de transmettre les infos et remarques avant les CE (quelques interventions) ; cette année, une lettre aux adhérents en janvier 2005, à propos de la convention.
- Responsabilisation d’un membre de la CE pour assurer les réponses aux mails reçus par le syndicat : demandes d’intervention, invitations mais aussi interpellations.
- Il faut noter le travail des deux secrétaires du syndicat, soutien indispensable à l’action : cette année le fonctionnement du secrétariat a été marqué par le départ en retraite de Jocelyne Deville, compagne de route du syndicat depuis des années ; à l’occasion de ce départ un audit a eu lieu qui nous a permis d’y voir plus clair sur le fonctionnement du secrétariat et les liens secrétariat-CE. Nous remercions Jean Hauchecorne qui l’a réalisé bénévolement. C’est Yolande Rousseau qui remplace Jocelyne, et travaille donc avec Marie-Odile Herter ; Marie-Odile assurant aussi le secrétariat de rédaction de Pratiques.

Descriptif de l’activité du SMG en 2005

1) Le site : outils de diffusion de nos analyses

Nous avons travaillé à la refonte complète du site Internet du SMG et de Pratiques permettant une consultation facile et agréable de nos analyses, communiqués de presse et activités, ainsi que la consultation des sommaires des numéros de Pratiques. Cela a été un gros travail pour ceux d’entre nous qui avons travaillé sur le contenu et pour l’informaticien Pierre Antoine Baillon, qui en a fait la réalisation pratique et que nous remercions. Nous devons encore travailler pour mettre en place un moteur de recherche à partir des mots clefs de Pratiques et nous étudions la possibilité de vendre des numéros de Pratiques en ligne.

2) La lutte contre la convention

Le projet de convention médicale ne nous a pas surpris car il était la mise en musique de la réforme de l’Assurance maladie, votée en août 2004, dont nous avions analysé et dénoncé le contenu.
C’est le projet de convention qui a entraîné la mobilisation des « forces vives » de la médecine générale. Nous avons soutenu et fait signer le Manifeste : « la contre-réforme, un tissu de mensonges », écrit à l’initiative de 5 médecins généralistes. Suite à la parution de ce manifeste, nous avons renoncé à une des orientations du congrès d’Angers pour 2005 : travailler avec d’autres soignants à un manifeste pour faire émerger une parole collective différente.
Nous avons participé à la conférence de presse commune du 13 janvier rassemblant sur l’initiative du SNJMG (Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes ) : MGFrance, MGVA, SMG, la coordination des généralistes (FMF), l’ISNAR, IMG ( internes en Médecin Générale), des associations de formation continue (SFTG, MG Form) et les généralistes enseignants du CNGE. Puis, dans la foulée de la conférence de presse, nous avons participé à la manifestation nationale du 22 janvier à l’appel de l’ISNAR IMG.
Dans le même temps, nous avons adressé à nos adhérents et diffusé un texte d’analyse : décryptage de la convention ; nous avons réalisé également un diaporama : « les effets de la nouvelle convention » ( documents consultables sur le site ) et avons essayé de faire la jonction entre le mouvement des médecins et le mouvement social qui s’était opposé à la loi de réforme de l’Assurance maladie.
La convention a été signée le 11 février.
Nous avons appelé et participé aux manifestations régionales du 5 mars 2005.
Le collectif contre la convention s’est ensuite réuni au moins une fois et nous avons fait la proposition que le collectif poursuive la lutte pour la médecine générale et l’accès aux soins et à la santé, en organisant des Etats Généraux de la médecine Générale. Cette proposition a initialement été accueillie favorablement, mais le texte de débat, lancé au nom du SMG en mars 2005, n’a rencontré aucun écho.
En mai et juin, nous avons sollicité les autres membres du collectif pour une nouvelle réunion, afin de débattre d’une attitude commune pour le 1er juillet : date de la mise en route du « médecin traitant ».
Une réunion a eu lieu le 22 juin, commune aux SMG, AMedRef, Manifeste et MGVA, avec publication d’un CP commun.
De son côté MG France écrivait une lettre ouverte qu’il proposait à la signature du SNJMG, de l’ISNAR IMG, du CNGE, de SFTG et de MG Form. En septembre 2005, MG France a réuni les signataires de la lettre de juin pour la préparation d’une journée de la médecine générale ; celle-ci doit avoir lieu début 2006 ; le SMG n’a pas été convié aux réunions préparatoires.

On peut analyser que le collectif contre la réforme n’a eu d’existence réelle que dans les premiers mois de 2005 dans le cadre du mouvement protestataire. Nous regrettons pour notre part que le collectif n’ait pas poursuivi son travail commun par la mise en place des Etats Généraux de la Médecine Générale, qui auraient rassemblé toutes les structures agissant pour la reconnaissance de la spécificité de notre métier, pour l’accès aux soins pour tous, pour une formation indépendante et réfléchissant à d’autres modalités d’exercice ; l’analyse qu’on peut en faire est la difficulté de travailler dans un collectif, où chaque structure peut développer ses analyses à égalité, ainsi que l’existence de divergences en terme de cibles prioritaires à défendre : accès aux soins, Option médecin référent. Cette fin du collectif est aussi à lire à la lumière de la préparation des élections professionnelles aux URML, qui auront lieu au printemps 2006 et qui vont marquer fortement la vie du mouvement syndical des médecins généralistes pendant cette année.

3) Le travail en lien avec les soignants :

- A la lumière du bilan de la lutte contre la convention, on peut constater notre isolement par rapport aux autres structures de la médecine générale, d’autant que malgré des convergences de vue certaines (en terme d’accès aux soins et d’indépendance face à l’industrie pharmaceutique entre autres). Nos propositions de rencontre avec le SNJMG ne se sont pas concrétisées.
- Convergence d’analyses et relais des actions du Formindep dans sa lutte pour une formation médicale indépendante de l’industrie pharmaceutique.
- Réflexion commune à propos de la continuité des soins : cette question a de nouveau fait la une de l’actualité au printemps à propos du problème des gardes, pour dépasser les oppositions stériles entre urgentistes et médecins généralistes et poser la question en terme de continuité des soins, d’accès aux soins et d’organisation du système de soins, nous avons proposé une réunion commune qui a réuni les urgentistes de l’AMUF , le SNJMG, MGVA et Le Manifeste et a abouti à un CP commun diffusé le 07/04/2005.
- Soutien à la mobilisation du 20 octobre pour la défense de l’hôpital public (cf. CP : communiqués de presse)

4) Journées de printemps du SMG à Marly : « la médecine utopique : si près, si loin »

Des rencontres riches où nous avons travaillé à élargir nos outils de soignants et à réfléchir et échanger sur l’Utopie, mais où nous étions peu nombreux (une trentaine seulement).

5) Recherche et action : théâtre :

L’outil du théâtre nous paraît utile, dynamisant en interne pour faire avancer la réflexion, et aussi vis à vis de nos partenaires et même du grand public.
Nous avons eu l’occasion de l’utiliser plusieurs fois cette année, en lien avec la compagnie NAJE "Nous n’abandonnerons jamais l’espoir" lors de nos journées de printemps et auprès de l’association ATTAC, où nous avons animé un WE de formateurs d’ATTAC santé, à partir du scénario du « Petit chaperon rouge » autour de la question du Dossier Médical Personnel.

6) L’Observatoire des Méfaits de la Réforme

Ce projet d’observatoire faisait partie de nos orientations prioritaires pour 2005 : c’est un outil pour rendre visible et dénoncer les conséquences néfastes de la « réforme » et pour permettre une mise en lien au niveau local de ceux qui luttent pur un égal accès aux soins pour tous.
La mise en place de l’Observatoire a nécessité la réalisation de fiches de recueil des informations, leur mise en ligne à titre provisoire pour les tester sur le site du SMG.
Nous avons soumis ce projet à ATTAC, avec qui nous avons poursuivi le travail d’élaboration et la préparation d’une réunion de présentation début novembre, avec invitations d’associations, syndicats, partis ... et mise en place d’un comité de pilotage.
L’Observatoire devrait, à terme, être hébergé sur un site de façon autonome.
Son fonctionnement effectif devra être un des objectifs de l’année à venir.

7) Participation au mouvement social pour l’accès aux soins et à la santé pour tous.

Le SMG a été, avec le collectif droit à la santé et le Gisti, à l’initiative de l’appel pour l’accès aux soins pour tous « sans papiers, non à l’exclusion des soins », qui a été signé par plus de 100 organisations, en réaction aux décrets parus cet été et restreignant le droit à l’AME.
Par ailleurs le SMG par l’intermédiaire de deux de ses membres a apporté un soutien médical aux étrangers sans titre de séjour du 9° arrondissement en grève de la faim pour l’obtention de cartes de séjour.
CP : Incendies en série, ce n’est pas une fatalité

8) Contacts et apparitions extérieures :

- Avec ATTAC : outre le travail sur l’Observatoire, nous avons participé à ATTAC santé national et aux EGSAM, mais n’avons pas pris de position au niveau des AG des membres fondateurs d’ATTAC.
- Travail avec le Syndicat de la Magistrature pour le numéro de Pratiques : « Justice et Médecine ».
- Prise de position par rapport au référendum sur la convention : CP « Non à l’Europe libérale, oui à l’Europe sociale ».

9) Rencontres avec les mutuelles

Ces rencontres ont eu lieu l’automne 2005, à notre demande, et suite à l’annonce par la mutualité française d’un parcours de soins mutualiste : rencontre avec la MGEN, la LMDE, la Mutualité française : présentation, à partir de notre projet de maisons de santé de proximité, et confrontation avec les orientations des mutuelles.

10) Dénonciation de l’Ordre des médecins et soutien aux médecins contre l’Ordre des médecins

Nous avons rejoint le collectif de soutien à Michele d’Auria en grève de la faim pour pouvoir exercer son métier suite au refus de l’Ordre de l’inscrire au tableau des médecins. Lutte qui a été victorieuse du fait de la résolution de Michele et de la notoriété de ses soutiens (Abbé Pierre).
Nous avons également soutenu Patrick Pelloux (interpellé par l’Ordre pour ses prises de position sur la permanence des soins), Francis Blanc et Jean Doubovetski.

11) Participations diverses :

- Participation à une contre-conférence organisée par "Friends of medicare" (les amis de l’assurance maladie) au Canada (Calgary, région de l’Alberta) début mai 2005, contre les projets de privatisation du système de soins en Alberta et dans le reste du Canada.
- Participation à l’Espace éthique créé par Claude Rougeron, responsable du pôle de formation du CNGE réunissant les représentants des structures de la médecine générale : nous y sommes au titre de Pratiques.

12) Le travail en régions :

A Nantes :

Participation du SMG au « collectif nantais pour le droit à la santé et la protection sociale pour toutes et tous », avec 3 axes prioritaires :
1 - Réunion publique le 24 mars 2005 organisée conjointement par le collectif contre la convention et le collectif droit à la santé en mars 2005 sur la réforme de l’Assurance maladie.
2 - Distribution de "fiches-cuisines" sur le système de soins et de santé, sur les marchés, avec signature du manifeste : "La contre réforme, un tissu de mensonges".
3 - Participation du collectif dans les manifestations du mouvement social : pour le droit au logement, le droit des chômeurs, au printemps 2005, contre "l’Etat d’urgence" et pour l’urgence sociale le 26/11/2005, organisées par la "coordination de soutien aux étrangers Bretagne Pays de la Loire" et pour la première fois, l’ensemble des collectifs nantais (contre les dérives sécuritaires et les établissements pénitenciers pour mineurs, soutien aux sans papiers, enfants étrangers/citoyens solidaires, droit à la santé) et le mouvement social (ATTAC, AC ! , G10 solidaires, LCR, Verts, etc) ; pour la première fois, prise de parole du collectif "pour le droit à la santé"...dans une manifestation de rue.

A Toulouse :

Participation aux Etats Généraux Sur l’Assurance Maladie

A Bordeaux :

Relance d’une vie SMG locale
Animation du Collectif « La Santé Un Droit pour Tous »
Interventions diverses ( Forum social local, KO social, Fête du PCF, Défense services publics)

Analyse de l’activité du SMG en 2005

A la suite du congrès d’Angers, un « cahier des charges » avait été écrit reprenant les orientations et désignant des groupes de travail en charge de chaque tâche.
Si nous n’avons pas accompli toutes les tâches prévues, un certain nombre d’entre elles ont été réalisées :
- le chantier de L’Observatoire des Méfaits de la Réforme est en cours,
- la participation au mouvement social, en particulier à ATTAC, s’est poursuivie cette année,
- nous avons pu gérer comme prévu la mise en place du nouveau site Internet du SMG et de Pratiques et la réorganisation du secrétariat après le départ en retraite de Jocelyne.

L’appel à la création d’un front de résistance n’a pas eu lieu : nous n’avons pas voulu lancer un deuxième appel alors que nous étions en accord avec celui du Manifeste « La contre-réforme un tissu de mensonge », à noter que celui-ci est cependant plus dans la dénonciation que dans la construction d’un front.
Dans le champ « santé et travail » nous n’avons pas mené les actions prévues : enquête un jour donné sur les motifs d’arrêt de travail et action santé et travail.
Dossier Médical Personnel : la mise en place de celui-ci semble très ralentie, nous suivons les informations mais ne nous sommes pas mobilisés.

On peut analyser que cette année comme les précédentes a été marquée par une intervention dans plusieurs champs :

- dans le champ de la médecine générale, dans le cadre de la lutte contre la convention, au sortir de cette mobilisation, nous nous retrouvons syndicalement assez isolés.
- dans le monde des soignants : médecins de PMI, Union syndicale de la Psychiatrie, urgentistes de l’AMUF, médecins hospitaliers.... avec lesquels nous nous retrouvons dans certains combats : accès aux soins, défense de l’hôpital public. Mais faute d’y consacrer le temps qui serait nécessaire, ces convergences ne vont pas jusqu’à envisager une parole commune dans le champ de la santé.
- dans le mouvement social avec lequel nous partageons la défense du droit à la santé pour tous et, plus largement, d’un autre monde plus équitable, mais dont nous avons bien du mal à soutenir concrètement les différentes initiatives.

Il nous faudra pour l’année à venir, d’une part tenir compte de nos forces militantes réelles mais limitées, d’autre part, essayer de définir clairement les chantiers prioritaires et les champs prioritaires d’intervention.
Il faut noter que l’observatoire des méfaits de la réforme est un de ces chantiers à l’intersection de nos différents champs d’intervention.

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