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NON à la mobilisation corporatiste des professionnels du soin, OUI à la mobilisation citoyenne pour un système de santé solidaire

mardi 3 mars 2015, par SMG

Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) n’appelle pas à la mobilisation des médecins généralistes libéraux le 15 mars 2015 à Paris et demande de vraies mesures sociales.

Depuis le début de cette mobilisation fin 2014, le SMG s’est opposé aux grèves, fermetures de cabinet et manœuvres administratives de blocage, comme la grève de l’usage de la carte vitale et les dépassements sauvages d’honoraires. Dans Des leçons politiques de la grève des médecins généralistes, nous dénonçons le caractère corporatiste de la mobilisation dans sa défense à tout crin du modèle libéral de la médecine.

Pour autant, si nous refusons de participer à ce mouvement, notre Analyse globale de la loi de santé 2015 nous inquiète, car la loi n’est pas à la hauteur des enjeux. Notre impression d’ensemble est qu’il s’agit d’une somme de mesures ayant pour point commun la réduction des dépenses publiques de santé, sans volonté de réformes structurelles partant des besoins de santé de la population. Plus grave, certains signaux et mesures comme la volonté affirmée de renforcer la place des complémentaires santé ou l’ouverture des données de santé, peuvent mettre en danger la logique solidaire et publique de notre système de santé au profit du marché.

Nous redoutons par ailleurs que la mise en place du tiers-payant généralisé (TPG) fasse les « choux gras » du secteur privé, s’il n’est pas géré par l’Assurance maladie. Nous défendons le seul TPG valable, celui obligatoire géré par un guichet unique au sein de l’Assurance maladie. Aussi, nous avons lancé une pétition en ce sens.

Tout en refusant la loi, nous avançons des propositions concrètes, réalistes et justes pour construire un système de santé solidaire, comme la sortie du paiement à l’acte et la suppression des franchises et des dépassements d’honoraires.

Le progrès social est possible, mais il nécessite du courage politique et un mouvement social. Nous appelons donc tous les citoyens à se mobiliser pour défendre et étendre leurs droits sociaux.

Voir aussi : Analyse détaillée de la loi de santé 2015

P.-S.

Contacts :
- Patrick Dubreil : 06 32 70 92 37
- Guillaume Getz : 06 22 61 35 12

  • Le 19 mars 2015 à 10:25, par Syndicat SUD retraités de Basse-Normandie

    Nous soutenons totalement votre position du TPG géré par un guichet unique au sein de l’Assurance maladie.
    Par ailleurs, notre syndicat demande que les risques maladie couverts par les assurances et les mutuelles soient transférés et gérés par la Sécurité Sociale.
    L’un des motifs concerne les taux de gestion des assurances (28%), des mutuelles (21%) qu’il faut comparer à celui de la Sécu (4,5%).
    Ce transfert permettra de mieux couvrir les assurés sociaux, de réduire le montant des cotisations sociales et d’intégrer dans de bonnes conditions les personnels des assurances et des mutuelles au sein de la Sécurité Sociale.
    Les récentes préconisations de l’IGF et de l’IGAS nous confortent dans nos positions.

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Accueil > Communiqués de presse > 2015 > NON à la mobilisation corporatiste des professionnels du soin, OUI à la (...)

NON à la mobilisation corporatiste des professionnels du soin, OUI à la mobilisation citoyenne pour un système de santé solidaire

mardi 3 mars 2015, par SMG.
Mis à jour le lundi 9 mars 2015

Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) n’appelle pas à la mobilisation des médecins généralistes libéraux le 15 mars 2015 à Paris et demande de vraies mesures sociales.

Depuis le début de cette mobilisation fin 2014, le SMG s’est opposé aux grèves, fermetures de cabinet et manœuvres administratives de blocage, comme la grève de l’usage de la carte vitale et les dépassements sauvages d’honoraires. Dans Des leçons politiques de la grève des médecins généralistes, nous dénonçons le caractère corporatiste de la mobilisation dans sa défense à tout crin du modèle libéral de la médecine.

Pour autant, si nous refusons de participer à ce mouvement, notre Analyse globale de la loi de santé 2015 nous inquiète, car la loi n’est pas à la hauteur des enjeux. Notre impression d’ensemble est qu’il s’agit d’une somme de mesures ayant pour point commun la réduction des dépenses publiques de santé, sans volonté de réformes structurelles partant des besoins de santé de la population. Plus grave, certains signaux et mesures comme la volonté affirmée de renforcer la place des complémentaires santé ou l’ouverture des données de santé, peuvent mettre en danger la logique solidaire et publique de notre système de santé au profit du marché.

Nous redoutons par ailleurs que la mise en place du tiers-payant généralisé (TPG) fasse les « choux gras » du secteur privé, s’il n’est pas géré par l’Assurance maladie. Nous défendons le seul TPG valable, celui obligatoire géré par un guichet unique au sein de l’Assurance maladie. Aussi, nous avons lancé une pétition en ce sens.

Tout en refusant la loi, nous avançons des propositions concrètes, réalistes et justes pour construire un système de santé solidaire, comme la sortie du paiement à l’acte et la suppression des franchises et des dépassements d’honoraires.

Le progrès social est possible, mais il nécessite du courage politique et un mouvement social. Nous appelons donc tous les citoyens à se mobiliser pour défendre et étendre leurs droits sociaux.

Voir aussi : Analyse détaillée de la loi de santé 2015

P.-S.

Contacts :
- Patrick Dubreil : 06 32 70 92 37
- Guillaume Getz : 06 22 61 35 12

Commentaires

  • NON à la mobilisation corporatiste des professionnels du soin, OUI à la mobilisation citoyenne pour un système de santé solidaire Le 19 mars 2015 à 10:25, par Syndicat SUD retraités de Basse-Normandie

    Nous soutenons totalement votre position du TPG géré par un guichet unique au sein de l’Assurance maladie.
    Par ailleurs, notre syndicat demande que les risques maladie couverts par les assurances et les mutuelles soient transférés et gérés par la Sécurité Sociale.
    L’un des motifs concerne les taux de gestion des assurances (28%), des mutuelles (21%) qu’il faut comparer à celui de la Sécu (4,5%).
    Ce transfert permettra de mieux couvrir les assurés sociaux, de réduire le montant des cotisations sociales et d’intégrer dans de bonnes conditions les personnels des assurances et des mutuelles au sein de la Sécurité Sociale.
    Les récentes préconisations de l’IGF et de l’IGAS nous confortent dans nos positions.

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