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NON à l’Europe libérale, OUI à l’Europe sociale

mardi 31 mai 2005

Le Syndicat de la Médecine Générale se réjouit de la victoire du NON au référendum sur le projet de constitution européenne.

Les Français ont montré, par l’ampleur de leur participation et par la très nette majorité en faveur du NON, qu’ils refusaient le projet d’Europe qui leur était présenté.

Il revient maintenant à tous ceux qui disent NON à l’Europe libérale et OUI à l’Europe sociale d’œuvrer pour la mise en place d’une société solidaire au niveau Européen et dans chaque pays.

Le Syndicat de la Médecine Générale appelle à lutter pour le droit à l’accès aux soins et à la santé pour tous les citoyens quelle que soit leur nationalité ; il faut supprimer les inégalités sociales de santé par la mise en place d’un véritable changement des conditions de vie, travail, logement, environnement... Les lobbies pharmaceutiques ne doivent plus faire la politique du médicament tant au niveau de la France que de l’Europe.

Les services publics doivent être maintenus et développés dans toute l’Europe.

Les dérives libérales de l’Europe ne sauraient exempter le gouvernement français de ses responsabilités propres. La Sécurité sociale doit reprendre sa mission première de solidarité.

Il faut immédiatement arrêter la privatisation de la protection sociale qui conduit à la précarisation (chômage, retraite et assurance maladie). L’actuelle « contre-réforme » de l’Assurance maladie qui diminue la prise en charge solidaire des soins doit être abrogée, le plan Hôpital 2007 qui retire à l’Hôpital public les moyens de ses missions doit être supprimé.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de la mise en place du système « médecin traitant » qui s’inscrit dans la machine libérale à dérembourser et organise une filière de soins pour les riches et des entraves aux soins pour les pauvres.

Nous exigeons la renégociation d’une convention médicale garante d’un égal accès aux soins pour tous ; une véritable coordination et permanence des soins doit se mettre en place avec le développement du travail en réseau ; le système de coordination « médecin référent » doit être renforcé et d’autres modalités d’exercice et de rémunération des soignants rendues possibles.

Le refus de cette constitution européenne est un avertissement qui doit être entendu par les équipes au pouvoir que ce soit demain ou en 2007.

Le combat pour une Europe solidaire doit se poursuivre au sein du mouvement social ; il ne pourra se faire sans une ouverture aux autres réalités sociales en Europe. Face à ceux qui veulent nous imposer une Europe libérale à leur profit, seule la mise en place de réseaux actifs inter-européens permettra la construction de l’Europe solidaire que nous voulons.

P.-S.

Contact : Docteur Marie Kayser

Tél. : 06 86 55 80 02

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NON à l’Europe libérale, OUI à l’Europe sociale

mardi 31 mai 2005
Mis à jour le jeudi 17 janvier 2008

Le Syndicat de la Médecine Générale se réjouit de la victoire du NON au référendum sur le projet de constitution européenne.

Les Français ont montré, par l’ampleur de leur participation et par la très nette majorité en faveur du NON, qu’ils refusaient le projet d’Europe qui leur était présenté.

Il revient maintenant à tous ceux qui disent NON à l’Europe libérale et OUI à l’Europe sociale d’œuvrer pour la mise en place d’une société solidaire au niveau Européen et dans chaque pays.

Le Syndicat de la Médecine Générale appelle à lutter pour le droit à l’accès aux soins et à la santé pour tous les citoyens quelle que soit leur nationalité ; il faut supprimer les inégalités sociales de santé par la mise en place d’un véritable changement des conditions de vie, travail, logement, environnement... Les lobbies pharmaceutiques ne doivent plus faire la politique du médicament tant au niveau de la France que de l’Europe.

Les services publics doivent être maintenus et développés dans toute l’Europe.

Les dérives libérales de l’Europe ne sauraient exempter le gouvernement français de ses responsabilités propres. La Sécurité sociale doit reprendre sa mission première de solidarité.

Il faut immédiatement arrêter la privatisation de la protection sociale qui conduit à la précarisation (chômage, retraite et assurance maladie). L’actuelle « contre-réforme » de l’Assurance maladie qui diminue la prise en charge solidaire des soins doit être abrogée, le plan Hôpital 2007 qui retire à l’Hôpital public les moyens de ses missions doit être supprimé.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de la mise en place du système « médecin traitant » qui s’inscrit dans la machine libérale à dérembourser et organise une filière de soins pour les riches et des entraves aux soins pour les pauvres.

Nous exigeons la renégociation d’une convention médicale garante d’un égal accès aux soins pour tous ; une véritable coordination et permanence des soins doit se mettre en place avec le développement du travail en réseau ; le système de coordination « médecin référent » doit être renforcé et d’autres modalités d’exercice et de rémunération des soignants rendues possibles.

Le refus de cette constitution européenne est un avertissement qui doit être entendu par les équipes au pouvoir que ce soit demain ou en 2007.

Le combat pour une Europe solidaire doit se poursuivre au sein du mouvement social ; il ne pourra se faire sans une ouverture aux autres réalités sociales en Europe. Face à ceux qui veulent nous imposer une Europe libérale à leur profit, seule la mise en place de réseaux actifs inter-européens permettra la construction de l’Europe solidaire que nous voulons.

P.-S.

Contact : Docteur Marie Kayser

Tél. : 06 86 55 80 02

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