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Le SMG est opposé au mot d’ordre C = CS et aux incitations à pratiquer des dépassements des tarifs opposables.

mardi 6 février 2007

Le SMG est opposé au mot d’ordre C = CS et aux incitations à pratiquer des dépassements des tarifs opposables. Une évolution en ce sens de notre rémunération ne pourrait conduire qu’à une impasse.

La reconnaissance de la médecine générale comme spécialité n’est que l’alignement de notre métier sur les spécialités déjà reconnues en terme de cursus de formation initiale, cet alignement doit aussi concerner le statut professionnel et donc la rémunération : celle-ci doit être adaptée à la particularité de notre exercice de généralistes.

Le Syndicat de la Médecine Générale réagit à la crise grave qui menace l’avenir du métier de médecin généraliste.

Il partage à ce propos l’analyse du syndicat MG France et se sent solidaire de son interpellation de la société :

- il soutient le mouvement des étudiants et enseignants en médecine générale auquel ses membres participent,

- il participera et appellera à participer à des Journées de la Médecine Générale régionales et nationales, centrées sur son apport déterminant à la distribution des soins à la population,

- il appelle à des actions en direction de l’Assurance maladie pour l’élargissement sans délai à l’ensemble de la population du forfait annuel, par patient, du médecin traitant.

Mais le SMG est opposé au mot d’ordre C = CS et aux incitations à pratiquer des dépassements des tarifs opposables. Une évolution en ce sens de notre rémunération ne pourrait conduire qu’à une impasse.
La reconnaissance de la médecine générale comme spécialité n’est que l’alignement de notre métier sur les spécialités déjà reconnues en terme de cursus de formation initiale, cet alignement doit aussi concerner le statut professionnel et donc la rémunération : celle-ci doit être adaptée à la particularité de notre exercice de généralistes.

En ce sens, la reconnaissance de la spécificité de notre métier incluant la prévention, l’éducation sanitaire et la coordination doit être valorisée par une juste rémunération forfaitaire comme dans le cadre du médecin référent.

L’augmentation hors tarif opposable de notre rémunération conduirait à rendre encore plus difficile l’accès aux soins des plus démunis, en contradiction avec la mission de service public qui nous incombe. Un tel dérapage tarifaire irait dans le sens de ceux qui œuvrent au désengagement de la Sécurité sociale solidaire au profit d’un marché de l’assurance santé complémentaire, conduisant à l’augmentation intolérable de la part des ménages, pour ceux qui ne peuvent y recourir.

Le SMG rappelle ainsi

- son combat pour la diversification des rémunérations et sortir la profession de la rémunération exclusive à l’acte,

- son opposition aux dépassements des tarifs opposables et donc soumis à la prise en charge par l’Assurance maladie, qu’il s’agisse de dérapages tarifaires, du secteur 2 existant ou d’un secteur optionnel en gestation qui étendrait les dépassements à l’ensemble des spécialistes encore en secteur 1.

Enfin les médecins ne sont pas les seuls concernés par l’organisation de la médecine générale : le SMG appelle tous les citoyens et les associations de patients à intervenir dans le débat actuel. Le système de soin doit garantir à la fois l’accès aux soins pour tous et la mise en place d’une médecine générale véritable pôle de soins primaires.

P.-S.

- Dr Didier Ménard : 06 07 16 57 78
- Dr Philippe Lorrain : 01 45 34 95 77

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Le SMG est opposé au mot d’ordre C = CS et aux incitations à pratiquer des dépassements des tarifs opposables.

mardi 6 février 2007
Mis à jour le jeudi 17 janvier 2008

Le SMG est opposé au mot d’ordre C = CS et aux incitations à pratiquer des dépassements des tarifs opposables. Une évolution en ce sens de notre rémunération ne pourrait conduire qu’à une impasse.

La reconnaissance de la médecine générale comme spécialité n’est que l’alignement de notre métier sur les spécialités déjà reconnues en terme de cursus de formation initiale, cet alignement doit aussi concerner le statut professionnel et donc la rémunération : celle-ci doit être adaptée à la particularité de notre exercice de généralistes.

Le Syndicat de la Médecine Générale réagit à la crise grave qui menace l’avenir du métier de médecin généraliste.

Il partage à ce propos l’analyse du syndicat MG France et se sent solidaire de son interpellation de la société :

- il soutient le mouvement des étudiants et enseignants en médecine générale auquel ses membres participent,

- il participera et appellera à participer à des Journées de la Médecine Générale régionales et nationales, centrées sur son apport déterminant à la distribution des soins à la population,

- il appelle à des actions en direction de l’Assurance maladie pour l’élargissement sans délai à l’ensemble de la population du forfait annuel, par patient, du médecin traitant.

Mais le SMG est opposé au mot d’ordre C = CS et aux incitations à pratiquer des dépassements des tarifs opposables. Une évolution en ce sens de notre rémunération ne pourrait conduire qu’à une impasse.
La reconnaissance de la médecine générale comme spécialité n’est que l’alignement de notre métier sur les spécialités déjà reconnues en terme de cursus de formation initiale, cet alignement doit aussi concerner le statut professionnel et donc la rémunération : celle-ci doit être adaptée à la particularité de notre exercice de généralistes.

En ce sens, la reconnaissance de la spécificité de notre métier incluant la prévention, l’éducation sanitaire et la coordination doit être valorisée par une juste rémunération forfaitaire comme dans le cadre du médecin référent.

L’augmentation hors tarif opposable de notre rémunération conduirait à rendre encore plus difficile l’accès aux soins des plus démunis, en contradiction avec la mission de service public qui nous incombe. Un tel dérapage tarifaire irait dans le sens de ceux qui œuvrent au désengagement de la Sécurité sociale solidaire au profit d’un marché de l’assurance santé complémentaire, conduisant à l’augmentation intolérable de la part des ménages, pour ceux qui ne peuvent y recourir.

Le SMG rappelle ainsi

- son combat pour la diversification des rémunérations et sortir la profession de la rémunération exclusive à l’acte,

- son opposition aux dépassements des tarifs opposables et donc soumis à la prise en charge par l’Assurance maladie, qu’il s’agisse de dérapages tarifaires, du secteur 2 existant ou d’un secteur optionnel en gestation qui étendrait les dépassements à l’ensemble des spécialistes encore en secteur 1.

Enfin les médecins ne sont pas les seuls concernés par l’organisation de la médecine générale : le SMG appelle tous les citoyens et les associations de patients à intervenir dans le débat actuel. Le système de soin doit garantir à la fois l’accès aux soins pour tous et la mise en place d’une médecine générale véritable pôle de soins primaires.

P.-S.

- Dr Didier Ménard : 06 07 16 57 78
- Dr Philippe Lorrain : 01 45 34 95 77

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