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La mort du « Médecin référent » : un mauvais coup pour la médecine générale.

lundi 12 février 2007

La CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français) et le SML (Syndicat de la Médecine Libérale) sont les fossoyeurs de l’option « Médecin référent », avec l’aide du gouvernement et de la direction de l’Assurance maladie.

Le généraliste « médecin référent » prenait l’engagement d’effectuer un travail de coordination, d’éducation à la santé et de prévention ; il recevait en contre partie une rémunération forfaitaire annuelle pour chacun des patients qui l’avait choisi comme médecin de référence ; les patients bénéficiaient du tiers payant.

Alors que gouvernement et Assurance maladie proclament sans cesse le besoin d’améliorer la qualité des soins, ils détruisent un outil qui a fait ses preuves dans l’amélioration de la prise en charge des patients, et de la qualité de vie des médecins généralistes.

Grâce au combat de l’AMEDREF (Association Nationale des Médecins Généralistes Référents), une compensation financière dégressive sur 3 ans vient d’être obtenue pour les anciens « médecins référents », ainsi que la poursuite de la pratique du tiers payant pour les anciens « patients référents ». Mais l’option « Médecin référent » vient d’être enterrée.

Nous constatons que l’idéologie conservatrice reste dominante et s’oppose à toute amélioration des pratiques professionnelles et à toute forme de modification de la rémunération des médecins, celle-ci devant, pour ces syndicats minoritaires, rester exclusivement le paiement à l’acte.

A l’heure où l’avenir de la médecine générale est incertain, il se révèle chaque jour davantage que le parcours de soin, via le médecin traitant, n’est qu’une tromperie. Comment être convaincu que ce dispositif redonne au médecin généraliste toute sa place dans le système de l’offre de soins, alors que ceux qui, par leur travail, construisent la coordination des soins, la prévention et l’éducation sanitaire, ne sont plus rémunérés pour cette activité professionnelle ?

En faisant disparaître l’option « Médecin référent », ce sont les possibilités d’adapter l’exercice de la médecine générale aux évolutions de la société qui sont détruites. Tout le discours gouvernemental sur la défense de la médecine générale est un mensonge.

Il appartient aux médecins généralistes de montrer que ce combat perdu ne signifie pas la fin de la médecine générale. C’est dans l’élaboration d’un projet alternatif immédiatement applicable que nous pourrons montrer aux citoyens de ce pays qu’il est possible de faire autrement.

Une médecine générale accessible à tous, adaptée aux besoins de santé de la population, diversifiée dans son activité, avec de nouvelles formes de rémunération, existe.

C’est ce projet alternatif que le Syndicat de la Médecine Générale souhaite proposer à la discussion, afin de continuer à défendre et revitaliser la médecine générale.

P.-S.

Contacts :
- Dr Didier Ménard : 06 07 16 57 78
- Dr Christian Bonnaud : 06 75 69 57 33

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La mort du « Médecin référent » : un mauvais coup pour la médecine générale.

lundi 12 février 2007
Mis à jour le jeudi 17 janvier 2008

La CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français) et le SML (Syndicat de la Médecine Libérale) sont les fossoyeurs de l’option « Médecin référent », avec l’aide du gouvernement et de la direction de l’Assurance maladie.

Le généraliste « médecin référent » prenait l’engagement d’effectuer un travail de coordination, d’éducation à la santé et de prévention ; il recevait en contre partie une rémunération forfaitaire annuelle pour chacun des patients qui l’avait choisi comme médecin de référence ; les patients bénéficiaient du tiers payant.

Alors que gouvernement et Assurance maladie proclament sans cesse le besoin d’améliorer la qualité des soins, ils détruisent un outil qui a fait ses preuves dans l’amélioration de la prise en charge des patients, et de la qualité de vie des médecins généralistes.

Grâce au combat de l’AMEDREF (Association Nationale des Médecins Généralistes Référents), une compensation financière dégressive sur 3 ans vient d’être obtenue pour les anciens « médecins référents », ainsi que la poursuite de la pratique du tiers payant pour les anciens « patients référents ». Mais l’option « Médecin référent » vient d’être enterrée.

Nous constatons que l’idéologie conservatrice reste dominante et s’oppose à toute amélioration des pratiques professionnelles et à toute forme de modification de la rémunération des médecins, celle-ci devant, pour ces syndicats minoritaires, rester exclusivement le paiement à l’acte.

A l’heure où l’avenir de la médecine générale est incertain, il se révèle chaque jour davantage que le parcours de soin, via le médecin traitant, n’est qu’une tromperie. Comment être convaincu que ce dispositif redonne au médecin généraliste toute sa place dans le système de l’offre de soins, alors que ceux qui, par leur travail, construisent la coordination des soins, la prévention et l’éducation sanitaire, ne sont plus rémunérés pour cette activité professionnelle ?

En faisant disparaître l’option « Médecin référent », ce sont les possibilités d’adapter l’exercice de la médecine générale aux évolutions de la société qui sont détruites. Tout le discours gouvernemental sur la défense de la médecine générale est un mensonge.

Il appartient aux médecins généralistes de montrer que ce combat perdu ne signifie pas la fin de la médecine générale. C’est dans l’élaboration d’un projet alternatif immédiatement applicable que nous pourrons montrer aux citoyens de ce pays qu’il est possible de faire autrement.

Une médecine générale accessible à tous, adaptée aux besoins de santé de la population, diversifiée dans son activité, avec de nouvelles formes de rémunération, existe.

C’est ce projet alternatif que le Syndicat de la Médecine Générale souhaite proposer à la discussion, afin de continuer à défendre et revitaliser la médecine générale.

P.-S.

Contacts :
- Dr Didier Ménard : 06 07 16 57 78
- Dr Christian Bonnaud : 06 75 69 57 33

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