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Encore un mauvais coup contre la médecine générale et l’Assurance maladie qui se prépare

vendredi 12 octobre 2007

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit qu’un médecin mandaté par l’employeur pourrait suspendre les indemnités journalières d’un assuré jugé en arrêt maladie abusif. Jusqu’à maintenant, un employeur pouvait suspendre le complément d’indemnité qu’il versait à ses salariés malade. Cette fois, c’est toute l’indemnité qui est supprimée.

Cela montre bien que ce gouvernement veut aller plus loin dans le dépeçage de l’Assurance maladie, puisqu’il confierait aux employeurs le droit de contrôler les arrêts de travail. Droit exercé jusqu’à ce jour par l’Assurance maladie qui gère les cotisations des assurés sociaux. Ce transfert de charge ouvre encore plus la privatisation de la protection maladie.

Ce gouvernement n’affiche que du mépris vis-à-vis de la médecine générale. Il le montre encore une fois en disqualifiant le rôle du médecin généraliste qui prescrit pour l’essentiel les arrêts maladie. Pour les médecins, l’arrêt de travail constitue une thérapeutique qui prend toute sa valeur dans la connaissance profonde qu’il a de la personne malade. Ce qui ne peut être le cas du médecin payé par l’employeur.

A l’heure où le ministre du Travail ouvre un chantier sur les conditions de travail, notamment sur la souffrance psychologique des salariés, jusqu’où ira ce gouvernement dans le double langage et dans l’insupportable ?

Il est urgent que les médecins conseil de l’Assurance maladie défendent leur travail, il est urgent que les représentants des médecins généralistes dénoncent ce mauvais coup contre la profession, il est indispensable que les syndicats de salariés défendent le droit à l’arrêt maladie, il est fondamental que les démocrates dénoncent cette atteinte à la liberté.

P.-S.

Contacts :
- Didier Ménard, président : 06 07 16 57 78
- Patrick Dubreil, secrétaire général : 06 32 70 92 37
- Philippe Lorrain, membre du bureau : 01 45 34 95 77

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Encore un mauvais coup contre la médecine générale et l’Assurance maladie qui se prépare

vendredi 12 octobre 2007
Mis à jour le jeudi 17 janvier 2008

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit qu’un médecin mandaté par l’employeur pourrait suspendre les indemnités journalières d’un assuré jugé en arrêt maladie abusif. Jusqu’à maintenant, un employeur pouvait suspendre le complément d’indemnité qu’il versait à ses salariés malade. Cette fois, c’est toute l’indemnité qui est supprimée.

Cela montre bien que ce gouvernement veut aller plus loin dans le dépeçage de l’Assurance maladie, puisqu’il confierait aux employeurs le droit de contrôler les arrêts de travail. Droit exercé jusqu’à ce jour par l’Assurance maladie qui gère les cotisations des assurés sociaux. Ce transfert de charge ouvre encore plus la privatisation de la protection maladie.

Ce gouvernement n’affiche que du mépris vis-à-vis de la médecine générale. Il le montre encore une fois en disqualifiant le rôle du médecin généraliste qui prescrit pour l’essentiel les arrêts maladie. Pour les médecins, l’arrêt de travail constitue une thérapeutique qui prend toute sa valeur dans la connaissance profonde qu’il a de la personne malade. Ce qui ne peut être le cas du médecin payé par l’employeur.

A l’heure où le ministre du Travail ouvre un chantier sur les conditions de travail, notamment sur la souffrance psychologique des salariés, jusqu’où ira ce gouvernement dans le double langage et dans l’insupportable ?

Il est urgent que les médecins conseil de l’Assurance maladie défendent leur travail, il est urgent que les représentants des médecins généralistes dénoncent ce mauvais coup contre la profession, il est indispensable que les syndicats de salariés défendent le droit à l’arrêt maladie, il est fondamental que les démocrates dénoncent cette atteinte à la liberté.

P.-S.

Contacts :
- Didier Ménard, président : 06 07 16 57 78
- Patrick Dubreil, secrétaire général : 06 32 70 92 37
- Philippe Lorrain, membre du bureau : 01 45 34 95 77

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