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Débat sur l’exercice des contre-pouvoirs, 27 novembre 2010

mercredi 19 janvier 2011, par SMG

Suite à l’intervention de Frédéric PIERRU, l’essentiel des débats à porté sur l’exercice des contre-pouvoirs

Quels contre-pouvoirs ?

Associations de patients, médecins généralistes, chambres régionales de santé, conférences de territoire, contrats locaux de santé…

La culture de la santé publique est extrêmement faible en France et elle n’est pas la propriété exclusive des professionnels du soin. Deux priorités : les besoins de santé d’une population et l’accès aux soins.

Quel pourrait être le lieu de délibération collective sur les politiques de santé ?
La Mutualité pourrait être un de ces acteurs ?
Autres acteurs possibles :
- associations de malades,
- associations de consommateurs
- et il faut rappeler les Etats Généraux de la Santé lancés sous Bernard Kouchner qui avaient été un vrai lieu de débat.
Ces questions de santé ne doivent plus être annexées par les seuls professionnels de santé.

Associations de patients : on peut y voir le meilleur (défense de l’accès aux soins, du dispositif ALD, de l’AME), comme le pire (morcellement de la représentation par pathologie, opacité du financement des associations, exigence de l’accès à la médecine spécialisée, voire hyper spécialisée, comme unique mode de prise en charge)

Médecin Généraliste, si comme le disait Rudolph Virchow il y a plus d’un siècle, « le médecin est l’avocat naturel du pauvre », le pragmatisme est un volet spécifique du métier des médecins généralistes : par exemple, la création d’une maison de garde n’est pas une décision d’État mais de territoire. Si les MG organisent des MSP correspondant à leur volonté professionnelle et aux besoins de santé des populations, c’est le moyen de développer de vrais contre-pouvoirs. C’est le seul lieu de défense de la santé des populations. Il n’est pas acceptable que l’on déplace les dépenses de santé vers les assurances et les mutuelles. Le seul défenseur du patient, c’est le médecin. Pourquoi pas, mais si l’on regarde la réalité de la mobilisation citoyenne du contre-pouvoir du médecin généraliste, on a des raisons d’être inquiets.

Les contrats locaux de santé  : il faut ramener le contre-pouvoir au plus près du terrain. Il faut investir les contrats locaux de santé. Comment peut-on envisager de faire des contrats locaux de santé sans s’intéresser aux territoires ? La place de la population est une vraie question politique.

Les chambres régionales de santé : la politique régionale de santé actuelle n’est, en fait, qu’une déconcentration régionale d’une politique décidée au niveau central. Actuellement, ce sont des représentations grotesques de pouvoir et de contre-pouvoir. Des représentations concrètes du territoire, au travers des contrats locaux de santé, peuvent conduire à des chambres régionales de santé plus compétentes.

La mutualité  : mais elle devient de plus en plus un assureur.

La revue Prescrire

Les associations de consommateurs

Il faut allier le COMEGAS, le FORMINDEP, MG-France et le SMG : on assiste à une escalade des syndicats et le pouvoir veut satisfaire son électorat. En même temps, il y a de nouvelles formes qui se créent, des transformations en cours. Quel intérêt avons-nous à mettre notre énergie dans la discussion de la convention, alors qu’il y aura des négociations qui se tiendront dans notre dos ? Faisons vivre les vrais changements. Résistons et passons des alliances avec tous, syndicats de salariés entre autres. Il faut constituer un fond de lutte contre les inégalités de santé.

Les associations de malades privilégient les spécialistes pour leurs soins. Il faut tout faire pour ramener les associations de malades vers de la citoyenneté et vers les enjeux d’accès aux soins.

Les déficits sociaux sont un argument de poids pour faire passer les réformes. Il faut éviter l’évacuation des questions de santé.

Nous devons dénoncer la responsabilité de l’État :
- sur les génériques, avec les accidents qu’ils causent, l’absence de choix du gouvernement par rapport au choix d’un seul médicament par molécule
- le problème de l’accès aux soins
- l’état de santé de la population

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Débat sur l’exercice des contre-pouvoirs, 27 novembre 2010

mercredi 19 janvier 2011, par SMG.
Mis à jour le jeudi 27 janvier 2011

Suite à l’intervention de Frédéric PIERRU, l’essentiel des débats à porté sur l’exercice des contre-pouvoirs

Quels contre-pouvoirs ?

Associations de patients, médecins généralistes, chambres régionales de santé, conférences de territoire, contrats locaux de santé…

La culture de la santé publique est extrêmement faible en France et elle n’est pas la propriété exclusive des professionnels du soin. Deux priorités : les besoins de santé d’une population et l’accès aux soins.

Quel pourrait être le lieu de délibération collective sur les politiques de santé ?
La Mutualité pourrait être un de ces acteurs ?
Autres acteurs possibles :
- associations de malades,
- associations de consommateurs
- et il faut rappeler les Etats Généraux de la Santé lancés sous Bernard Kouchner qui avaient été un vrai lieu de débat.
Ces questions de santé ne doivent plus être annexées par les seuls professionnels de santé.

Associations de patients : on peut y voir le meilleur (défense de l’accès aux soins, du dispositif ALD, de l’AME), comme le pire (morcellement de la représentation par pathologie, opacité du financement des associations, exigence de l’accès à la médecine spécialisée, voire hyper spécialisée, comme unique mode de prise en charge)

Médecin Généraliste, si comme le disait Rudolph Virchow il y a plus d’un siècle, « le médecin est l’avocat naturel du pauvre », le pragmatisme est un volet spécifique du métier des médecins généralistes : par exemple, la création d’une maison de garde n’est pas une décision d’État mais de territoire. Si les MG organisent des MSP correspondant à leur volonté professionnelle et aux besoins de santé des populations, c’est le moyen de développer de vrais contre-pouvoirs. C’est le seul lieu de défense de la santé des populations. Il n’est pas acceptable que l’on déplace les dépenses de santé vers les assurances et les mutuelles. Le seul défenseur du patient, c’est le médecin. Pourquoi pas, mais si l’on regarde la réalité de la mobilisation citoyenne du contre-pouvoir du médecin généraliste, on a des raisons d’être inquiets.

Les contrats locaux de santé  : il faut ramener le contre-pouvoir au plus près du terrain. Il faut investir les contrats locaux de santé. Comment peut-on envisager de faire des contrats locaux de santé sans s’intéresser aux territoires ? La place de la population est une vraie question politique.

Les chambres régionales de santé : la politique régionale de santé actuelle n’est, en fait, qu’une déconcentration régionale d’une politique décidée au niveau central. Actuellement, ce sont des représentations grotesques de pouvoir et de contre-pouvoir. Des représentations concrètes du territoire, au travers des contrats locaux de santé, peuvent conduire à des chambres régionales de santé plus compétentes.

La mutualité  : mais elle devient de plus en plus un assureur.

La revue Prescrire

Les associations de consommateurs

Il faut allier le COMEGAS, le FORMINDEP, MG-France et le SMG : on assiste à une escalade des syndicats et le pouvoir veut satisfaire son électorat. En même temps, il y a de nouvelles formes qui se créent, des transformations en cours. Quel intérêt avons-nous à mettre notre énergie dans la discussion de la convention, alors qu’il y aura des négociations qui se tiendront dans notre dos ? Faisons vivre les vrais changements. Résistons et passons des alliances avec tous, syndicats de salariés entre autres. Il faut constituer un fond de lutte contre les inégalités de santé.

Les associations de malades privilégient les spécialistes pour leurs soins. Il faut tout faire pour ramener les associations de malades vers de la citoyenneté et vers les enjeux d’accès aux soins.

Les déficits sociaux sont un argument de poids pour faire passer les réformes. Il faut éviter l’évacuation des questions de santé.

Nous devons dénoncer la responsabilité de l’État :
- sur les génériques, avec les accidents qu’ils causent, l’absence de choix du gouvernement par rapport au choix d’un seul médicament par molécule
- le problème de l’accès aux soins
- l’état de santé de la population

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