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Communiqué de presse du 2 avril 2010 : Il faut sauver la médecine générale - Le SMG appelle les généralistes à participer au temps fort du 8 avril 2010

vendredi 2 avril 2010, par SMG

Depuis plusieurs mois, la médecine générale est mobilisée. Lors du congrès du syndicat MG France à Lille, Mme Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, est intervenue pour ne rien dire. Ceci a une signification : l’avenir de la médecine générale va se jouer à l’Elysée. Nous avons tout à craindre de cette reprise en main, car il ne faut pas confondre reconquête d’un électorat perdu et sauvegarde de la médecine générale.

Nous constatons :
• Les hésitations de plus en plus importantes des jeunes médecins à s’orienter vers l’exercice de la médecine générale ;
• Le découragement de plus en plus grand des généralistes installés et leur amertume face à l’attitude d’ignorance et de mépris des pouvoirs publics envers eux ;
• Les difficultés de plus en plus fortes des citoyens pour accéder aux soins en raison des obstacles financiers et de la désertification en soignants de certains territoires tant ruraux qu’urbains.

Nous affirmons que :
• La spécificité de notre rôle de prévention et de soins de proximité doit être reconnue.
• Nous avons besoin de travail en concertation et en coordination, de changement dans nos conditions d’exercice, d’une évolution dans nos pratiques et dans nos modes de rémunération.
• Nous ne pouvons exercer notre métier sans garantie d’indépendance professionnelle, tant vis-à-vis des industriels (du médicament et autres fournitures) que des financeurs/assureurs, quels qu’ils soient (en dehors des conventions collectives négociées avec l’Assurance maladie).
• Qu’il ne peut y avoir un avenir à la médecine générale telle que nous la concevons en dehors d’un système de protection sociale véritablement solidaire, ce qui est de moins en moins le cas.

Nous nous mobilisons pour que
• La loi qui reconnaît la médecine générale comme spécialité et qui dit que tout médecin spécialiste cote son acte en CS soit appliquée, c’est une condition préalable nécessaire, mais non suffisante pour la reconnaissance de la spécificité de l’exercice de notre métier de généraliste.
• Le mouvement des généralistes conduit par l’intersyndicale MGF, SNJMG, UG, FMF élabore un projet pour l’avenir de la médecine générale auquel le SMG est prêt à participer.
• Le débat sur l’avenir de la médecine générale conduise à un authentique débat public sur le système de soins et de santé avec les citoyens.

Il est encore possible de faire vivre une médecine générale au service de la population, dans un exercice reconnu et respecté, avec un accès aux soins facilité et solidaire.

Nous appelons les médecins généralistes à afficher leur mobilisation sur leur plaque professionnelle et leur porte d’entrée et à afficher dans leur salle d’attente et diffuser auprès de leurs patients cet appel, ainsi qu’à le communiquer à la presse de leur région.

Le 8 avril, chacun décidera ce qui convient le mieux à sa situation. Que le cabinet médical soit ouvert ou fermé, l’essentiel sera d’informer la population afin de sauver la médecine générale.

P.-S.

Contacts :
Patrick Dubreil : 06 32 70 92 37
Didier Ménard : 06 07 16 57 78

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Communiqué de presse du 2 avril 2010 : Il faut sauver la médecine générale - Le SMG appelle les généralistes à participer au temps fort du 8 avril 2010

vendredi 2 avril 2010, par SMG.
Mis à jour le vendredi 2 avril 2010

Depuis plusieurs mois, la médecine générale est mobilisée. Lors du congrès du syndicat MG France à Lille, Mme Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, est intervenue pour ne rien dire. Ceci a une signification : l’avenir de la médecine générale va se jouer à l’Elysée. Nous avons tout à craindre de cette reprise en main, car il ne faut pas confondre reconquête d’un électorat perdu et sauvegarde de la médecine générale.

Nous constatons :
• Les hésitations de plus en plus importantes des jeunes médecins à s’orienter vers l’exercice de la médecine générale ;
• Le découragement de plus en plus grand des généralistes installés et leur amertume face à l’attitude d’ignorance et de mépris des pouvoirs publics envers eux ;
• Les difficultés de plus en plus fortes des citoyens pour accéder aux soins en raison des obstacles financiers et de la désertification en soignants de certains territoires tant ruraux qu’urbains.

Nous affirmons que :
• La spécificité de notre rôle de prévention et de soins de proximité doit être reconnue.
• Nous avons besoin de travail en concertation et en coordination, de changement dans nos conditions d’exercice, d’une évolution dans nos pratiques et dans nos modes de rémunération.
• Nous ne pouvons exercer notre métier sans garantie d’indépendance professionnelle, tant vis-à-vis des industriels (du médicament et autres fournitures) que des financeurs/assureurs, quels qu’ils soient (en dehors des conventions collectives négociées avec l’Assurance maladie).
• Qu’il ne peut y avoir un avenir à la médecine générale telle que nous la concevons en dehors d’un système de protection sociale véritablement solidaire, ce qui est de moins en moins le cas.

Nous nous mobilisons pour que
• La loi qui reconnaît la médecine générale comme spécialité et qui dit que tout médecin spécialiste cote son acte en CS soit appliquée, c’est une condition préalable nécessaire, mais non suffisante pour la reconnaissance de la spécificité de l’exercice de notre métier de généraliste.
• Le mouvement des généralistes conduit par l’intersyndicale MGF, SNJMG, UG, FMF élabore un projet pour l’avenir de la médecine générale auquel le SMG est prêt à participer.
• Le débat sur l’avenir de la médecine générale conduise à un authentique débat public sur le système de soins et de santé avec les citoyens.

Il est encore possible de faire vivre une médecine générale au service de la population, dans un exercice reconnu et respecté, avec un accès aux soins facilité et solidaire.

Nous appelons les médecins généralistes à afficher leur mobilisation sur leur plaque professionnelle et leur porte d’entrée et à afficher dans leur salle d’attente et diffuser auprès de leurs patients cet appel, ainsi qu’à le communiquer à la presse de leur région.

Le 8 avril, chacun décidera ce qui convient le mieux à sa situation. Que le cabinet médical soit ouvert ou fermé, l’essentiel sera d’informer la population afin de sauver la médecine générale.

P.-S.

Contacts :
Patrick Dubreil : 06 32 70 92 37
Didier Ménard : 06 07 16 57 78

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